Déménagement

Publié le par Manus

J'ai déménagé. Ben faites pas cette tête. Ca arrive.

Comme ce déménagement a été riche de moult rebondissements, je me permets de vous en narrer quelques passages (les plus croustillants évidemment).

Tout d'abord, le temps. Vous vous souvenez du Week End où il a fait super beau récemment? Non? Ben c'est normal, il fait moche tous les Week End en ce moment. Et ben, nous on décide de déménager, le Week End où il fait le plus moche. Neige, pluie, vent, verglas, séisme, incendie... bref, on choisit celui là. Tout ça pour que je puisse alimenter mon blog d'ailleurs.

Donc on se pointe avec Valéri (alias Valo), Sandrin (alias Didin) et Fif (alias Fi), chercher le camion chez Ada. On nous dit "pas de camion ah bah non c'est pas possible vous comprenez bien... tout en notre pouvoir...  on était pas prévenu... vous avez vu le temps... vou'v'lez un café... et j'en passe et des meilleurs..." Finalement, on se décide à prendre un vieux tacot, le seul qui restait et après avoir laissé une belle caution de 2000 euros, et ben on se barre.

<ellipse de temps>

Le matos est chargé, on doit d'abord amener quelques trucs chez la soeur de Valo. La route semble correcte. Et finalement, elle l'était. On décharge. Ensuite, vu le temps on se demande si l'on doit poursuivre notre périple chez les parents de Valo pour vider les dernières affaires.
Confiant je leur lance: "Allez, ça va le faire, y a à peine une heure de route, et puis j'ai pas envie de relouer un camion et puis après on sera débarrassé, et puis que j'ai besoin qu'il nous arrive des trucs car pour l'instant y a rien de viable à mettre sur mon blog, je vais encore devoir baratiner mes lecteurs..."
"Oui mais tu sais ça peut être dangereux, pense à ta caution"
"Mais ça va le faire, allez, quoi, pour mes lecteurs"

Finalement, pour vous, nous y sommes allés.

Tout le trajet s'est bien passé. Sauf un détail, la maison des parents de Valo se trouve en haut d'une petite colline, une seule route y mène, étroite, sombre (enfin la nuit seulement), sinueuse, et diablement enneigée.
Je précise que je conduis le camion et je suis Valo qui conduit sa voiture. On se talonne plus ou moins en seconde quand la voiture de Valo se met à partir sur le côté.
"Ben qu'est ce qu'elle fait?" me dit Fi d'un flegme presque britannique
"Elle dérape" répondis-je tout aussi placidement
Je dérape à mon tour.
"Attention ça glisse" me dit Fi, d'une voix monocorde et sans vie comme un album de Raphaël
"Ouais ouais, je gère", répondis-je, le coeur battant la chamade depuis que j'avais vu le gouffre béant qui longeait le bord de la route.
La voiture de Valou ralentit sensiblement.
"Faut pas qu'elle ralentisse trop, sinon on est dans la merde" me dit Fi lucide et extrêmement perspicace
"Faut pas que je passe la première, sinon on est dans la merde"
Et je passe la première.
Et on est dans la merde.
On dérape comme... un truc qui dérape et qui fait 3 tonnes et qu'on peut pas contrôler.
On menace de glisser dans le vide, quand Fi n'écoutant que son courage, sort du camion en me lançant un "les femmes et les enfants d'abord!". Ce qui est idiot, vu qu'il n'est ni l'un, ni l'autre...
Ce sursaut de courage, alimenta ma volonté de m'en sortir et après quelques manoeuvres finement exécutées, je repris le contrôle.

<ellipse de temps>

Bon c'est bien beau, mais une fois tout déchargé là haut, il faut redescendre.
Didin lança: "C'est qui qu'avait dit qu'il fallait pas aller chez les parents de Valo parce que ça allait être la merde, qui c'est qu'on écoute jamais et qu'on ignore au point..." ... de ne même pas mettre tout ce qu'elle a dit sur le blog.
"Ca va aller, donnez moi deux grosses pelles et je vais vous déblayer tout ça. Y a quoi? 2 km jusqu'en bas, ça devrait me prendre 20 minutes au bas mot" dis-je, gonflant la poitrine d'orgueil.

Et c'est ce que je fis. En 17 minutes. Les 3 minutes restantes m'ont servi à faire l'amour à Valo; 2 fois.


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